dimanche 8 décembre 2013

We can dance until we die.

"Teenage Dreams" chantait Katy Perry il y a quelques années. Nous sommes en Californie, et ce rêve d'adolescent n'est donc pas loin de se produire. Il fallut tout de même attendre le douloureux cap des trente piges pour pouvoir me mouvoir jusqu'à ces terres si importantes. Cette région tellement inestimable pour le jeune pubère en pleine tentative de construction identitaire du milieu des années 90. De Dead Kennedy's à Green Day, de Aaron Cometbus à John Fante, de Kelly Slater à Duane Peters, les idoles de ma jeunesse sont pour la plupart d'entre elles, sorties de la rosette du Golden State.
On a débarqué à Los Angeles, un soir de début Novembre. Depuis le hublot déjà, tout semblait inhumain, des hectares entiers illuminés par les réverbères bordant des routes sans fin, un horizon toujours éclairé par le flot perpétuel des voitures, l'équivalent d'un département français débordant d'activité nocturne.
On a débarqué chez Nicolas, un camarade français installé dans le nord de la ville avec sa compagne Michelle, américaine, originaire du coin. Je vous épargne le script de la love story entre ces deux là, Rox et Rouky en deviendraient jaloux à mourir.
 J'avais croisé Nico que trop peu de fois il y a quelques années. A l'époque, il travaillait à Nice, pour cet excellent lieu culturel intitulé "Le Volume", et jouait dans l'orchestre La Relève. Etre sur la route avec un groupe offre l'opportunité incroyable de rencontrer un maximum de gens. Je ne comprendrais néanmoins jamais comment les évènements arrivent à s'organiser pour que l'on puisse croiser beaucoup plus la bande de rockeurs lourdauds, ahuris du coin, que les personnes avec qui tu as quelque chose à partager. Le karma doit bien jeter quelques fléchettes sur les roues du destin de temps à autres. Pour quelques heures ou pour une semaine, le temps parait souvent trop court avec les âmes attrayantes.
Nico nous a gentiment proposé d'occuper une partie du salon le temps de notre séjour à L.A. Il est installé en colocation avec Michelle et deux compagnons locaux. Nico et Michelle furent tour à tour guides, chanteurs de karaoké, et partenaires de fête redoutable.
Impossible de visiter la cité des Anges en une semaine. Nous avons toutefois alterné les sympathiques visites avec Michelle et Nico dans leur charmant camion, sobrement nommé "The Blue Whale", et des journées terrassantes à se battre avec les transports en commun locaux. Un lieu = une journée.
A Los Angeles, sans voiture, tu ne peux pas te permettre de dire : "On passe faire un tour à Venice, on fonce claquer une bise à Johnny vers Pacific Palisades, et puis on ira boire un coup avec Lemmy sur Hollywood Bd." Non, trouver le bon bus pour aller à Venice beach, prendra déjà deux heures. Et puis Lemmy n'est jamais au Rainbow de toute façon...

Venice Beach.
Santa Monica Pier

Seal beach, Orange County
San Francisco, 7 heures de bus bon marché vers le nord. Une nuit blanche pour rejoindre la troisième destination touristique des Etats Unis. On pose nos valises dans une ravissante auberge de jeunesse sur les hauteurs du port, un backpacker réunissant voyageurs et marines à la retraite. Il y règne une étrange atmosphère, entre odeurs de chaussettes, récits de vieux baroudeurs, et centre de loisir en devenir. J'avais presque oublié le charme des ces dortoirs de 24 lits, les opéras nasaux, les émanations d'alcool, et les rencontres qui vont avec.
Dans les rues abruptes de San Francisco, on s'accointe facilement avec les sans-abris, qui font parti du décor. A la différence de nos chères contrées hexagonales, les "homeless" semblent relativement bien intégré à la vie de la ville. Difficile de se faire une idée en si peu de temps, mais j'ai comme l'impression que le rapport à la société normée est moins à sens unique que par chez nous.
"La honte de la ville" comme l'appelle certains médias locaux, fait parti du charme de certains quartiers, en particulier Haight-Ashbury, le repère des anciens hippies où se mélange allègrement la faune locale, les commerçants, et les touristes de passages.
On se baigne dans cette ville à dimension européenne, de magasins de disques en musée, de parcs verdoyants en boutiques pour hipsters dégueulasses, en compagnie de nos compères rencontrés dans l'auberge. Anderson, notre ami canadien, Bryan de Monterey mais aussi et surtout Joakim et Sarah, un couple français sur la route depuis déjà 8 mois sont nos compagnons de passage... Tous nous apportent tous leur expérience de la ville. On passe une semaine bien trop courte. Une semaine qui se termine par un cascade mal négociée depuis le haut d'un lit superposé. Un coup du sort, une fois de plus qui aura une influence certaine sur la suite des aventures. Mais ça c'est pour le prochain épisode...

PS : J'ai activé la fonction "Commentaires" un peu plus bas, l'histoire d'apporter un peu d'interactivité à ce site. Merci d'éviter toutefois les histoires de "quenelles" où je ne sais quelles autres niaiseries à la mode qui pourrissent les réseaux sociaux actuels.

Cable cars
Haight Street.
Golden Gate Bridge
Sea lions - Pier 39 
Beat Museum

5 commentaires:

  1. Et cette rencontre avec un certain Fat Mike Sur San Francisco, tu n'en parles pas ? Snif...

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    1. Ah ah c'est prévu pour le prochain post ! Ca mériterait presque un article entier ;)

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  2. Tu me régales encore plus que les muffins faits avec amour de ma mère !

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    1. Merci jeune! j'attends ton prochain post également.

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  3. J'ai recommencé la lecture de ton blog today, y a pas à dire tu me régale ! Merci ! Mais c'est pas malin, j'ai qu'une envie maintenant partir !!

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